Séprais

Ces peintures prolongent la recherche amorcée dans la série de dessins au fusain. Le même motif d’atelier réapparaît, mais la peinture introduit une nouvelle dimension : la couleur, la matière et la lumière modifient la perception de cette architecture simple.

Inspirées de mon atelier à Séprais, ancien atelier du lithographe Nik Hausmann, ces peintures poursuivent l’exploration de la mémoire du lieu. Les tonalités profondes donnent à la forme de l’atelier une présence presque silencieuse, comme si le bâtiment émergeait lentement de la matière picturale.

Dans cette continuité avec les dessins, l’image oscille entre apparition et effacement. La peinture ne cherche pas tant à représenter l’atelier qu’à en révéler l’atmosphère : un espace marqué par le temps, où persistent encore les traces d’une activité passée.